• Anne-Laure Thomas

Jouer aux jeux vidéos : est-ce une maladie ?

Mis à jour : 17 juin 2019

L‘organisation mondiale de la santé (OMS) fait entrer la dépendance aux jeux vidéos comme une maladie mentale.

Si dans certains cas le besoin de jouer des jeunes est assez fort, et s'apparente à la recherche de plaisir, il faut rester prudent quant au fait de mettre une étiquette de maladie mentale...


Nombreux sont les parents, qui à un moment ou un autre ont été « accros » à candy crush sur leur téléphone ou à Pokemon Go, qui d’ailleurs affiche à la fois 2/3 de « dresseuses » femmes et 2/3 d’adultes dans les « dresseurs »… Sans parler de ceux qui jouent à Grand Theft Auto (GTA pour les intimes) qui sont au moins 50% a avoir plus de 20 ans !

Aimer jouer aux jeux vidéos est n’est donc pas juste un sujet qui concerne les hommes, ou les jeunes, mais bien tout à chacun.


Nous sommes donc nombreux à avoir été à un moment de notre vie confrontés à une envie forte, presque irrépressible de jouer. Souvent lorsque nos enfants sont confrontés à cette envie, nous pouvons avoir peur qu’ils n’arrivent pas à s’en détacher, qu’ils mettent en péril leurs relations sociales ou leurs résultats scolaires.


Les symptômes à considérer pour envisager une dépendance selon les critères de l’OMS sont :

- un besoin croissant de jouer

- une priorité donnée aux écrans, au détriment d'activités qui auparavant étaient satisfaisantes

- un besoin irrépressible de jouer, même lorsque des conséquences négatives se font sentir (chute des notes, isolement…)


Un article du journal des femmes permet de bien cerner la différence entre plaisir pris à jouer et dépendance. Il souligne aussi les signes qui peuvent alerter sur une réelle dépendance, au delà de l'accès au simple plaisir de jouer.

Comment la thérapie brève peut-elle vous aider dans une telle situation ?


La thérapie brève est une approche sur-mesure et il n’y a pas une seule réponse à cette question qui serait valable, adaptée à toutes les situations d’envie forte, voire irrépressible de jouer.


Je dois reconnaitre que la thérapie brève ne prétend pas obtenir de vous même ou de votre enfant, conjoint… qu'il arrête de jouer aux jeux vidéos. Par contre, elle permet de faire en sorte que les relations entre le joueur / la joueuse et son environnement s'améliorent, ou au moins arrêtent de se détériorer.


Concrètement, la thérapie brève va s’attacher à identifier qui souffre de la situation ? Le joueur – la joueuse ? Les parents ? Le conjoint ?

Elle va aussi tacher de voir comment cette personne gère sa souffrance (peur de l’échec, besoin de s’évader, plaisir, calmer sa colère…) et envisager avec elle une autre façon d’affronter cette souffrance… Typiquement, pour des parents d’un ado branché sur Fortnite à longueur de journée, il se peut que passer son temps à dire à son jeune d’arrêter soit vain et « abime » la relation parent / enfant si celui-ci évacue par le jeu une colère accumulé au collège ou au lycée. Par contre la thérapie brève peut lui proposer une façon alternative de gérer cette colère qui sera moins délétère pour ses relations sociales….